TORONTO, le 3 juin 2026 – Aujourd’hui, le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario (BRF) a publié un rapport qui donne un aperçu des dernières tendances observées au sein de l’économie de l’Ontario d’octobre 2025 à mars 2026.
Au quatrième trimestre de 2025, le produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ontario, la mesure la plus générale de l’activité économique, a diminué de 0,3 %, ce qui représente la deuxième diminution au cours des trois derniers trimestres. Le recul du PIB réel au quatrième trimestre découle d’une réduction des stocks et de l’investissement résidentiel. Ces diminutions ont été partiellement compensées par des augmentations de la consommation des ménages et du gouvernement, de l’investissement gouvernemental et d’une amélioration du commerce net.
Les derniers indicateurs économiques suggèrent que l’économie de l’Ontario a peu changé au premier trimestre de 2026, alors que les forts gains en matière d’emploi et de commerce de gros ont été modulés par des reculs de l’emploi, le ralentissement de l’activité du marché immobilier, la chute des échanges internationaux nets de biens et la faiblesse des ventes de produits manufacturés.
Si l’on envisage l’année entière, on peut citer le dernier rapport du BRF intitulé Perspectives économiques et budgétaires publié en février 2026, qui projetait que le PIB réel annuel de l’Ontario augmenterait pour passer à 1,4 % en 2026, tandis que l’inflation des prix à la consommation devrait atteindre 2,1 %. Les données économiques et les événements mondiaux récents, notamment la baisse de la population de l’Ontario et l’augmentation vertigineuse du prix du pétrole, ont exercé une pression baissière relativement à la projection du BRF de la croissance du PIB réel en 2026, et une pression haussière relativement à la projection du BRF de l’inflation des prix à la consommation en 2026.
Pour en savoir plus, consultez le rapport complet ici.
Faits saillants :
- L’emploi en Ontario a chuté de 52 900 postes (ou -0,6 %) au T1 de 2026. Cela signalait la perte d’emploi trimestrielle la plus prononcée depuis le début de 2009, à l’exception de la période de la pandémie.
- La vente au détail a augmenté de 1,7 % au T1 de 2026 en Ontario, après quatre trimestres de faiblesse prolongée.
- Les reventes de logements en Ontario au T1 de 2026 se sont élevées à 35 800 unités, une diminution de 14,9 % par rapport au trimestre précédent. Ce niveau de ventes au T1 de 2026 était le plus faible depuis le début de 2009, à l’exception de la période de la pandémie.
- Les mises en chantier au T1 de 2026 ont totalisé 15 600 unités en Ontario, soit une baisse de 6,8 % par rapport au T4 de 2025, qui a suivi une chute de 11,2 % au T4 de 2025.
- Le commerce de gros, qui mesure les ventes d’articles en grande quantité aux détaillants et aux entreprises, a augmenté de 2,9 % au T1 de 2026, l’augmentation trimestrielle la plus prononcée en plus d’un an.
- Les ventes de produits manufacturés ont connu des difficultés ces dernières années, affichant des baisses durant six des dix derniers trimestres qui se traduisent par une baisse cumulative de 9,0 % depuis le milieu de 2023, en raison de l’effet des tarifs douaniers américains et de la réduction de l’activité dans le secteur de l’assemblage d’automobile pour cause de réoutillage.
- Si une entente est conclue afin de rouvrir le détroit d’Hormuz, on prévoit que les prix du carburant en Ontario diminueront, mais demeureront au-dessus des prix prévalant avant la guerre en Iran tout au long de 2026. Dans ce scénario, le BRF estime que l’Ontario devrait assumer des coûts additionnels de 8,5 milliards de dollars pour l’essence et le diésel en 2026. Sur cette somme, on estime que 4,1 milliards de dollars seront payés par les ménages, 4,0 milliards de dollars seront payés par les entreprises et 0,4 milliard de dollars sera payé par le gouvernement et les secteurs à but non lucratif. Selon ces hypothèses, on estime que l’augmentation des prix de l’essence et du diésel entraînerait des coûts de carburant supplémentaires de 648 $ pour le ménage ontarien moyen en 2026.
- La faible croissance de la population en Ontario pourrait exercer une pression baissière sur les prévisions du BRF relativement à la croissance économique en 2026. Comparativement à l’année précédente, la population de l’Ontario a diminué de 0,2 % au T4 de 2025, puis de 0,7 % au T1 de 2026, ce qui constitue la première fois que la population de l’Ontario a diminué selon les données remontant à 1951.
À propos du BRF
Établi en vertu de la Loi de 2013 sur le directeur de la responsabilité financière, le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario (BRF) a pour mandat de fournir une analyse indépendante de la situation financière de la province, des tendances de l’économie provinciale et de toute autre question d’intérêt pour l’Assemblée législative de l’Ontario. Visitez notre site et suivez-nous sur X et LinkedIn.
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