1. Résumé
L’objet du présent rapport est d’appuyer les membres du parlement provincial dans leur débat sur le budget de l’Ontario de 2026. Ce rapport fournit un aperçu et une analyse du budget de l’Ontario de 2026[1], et présente notamment les perspectives pour l’économie de la province, le solde budgétaire, la dette nette, les revenus et les dépenses.
Les perspectives économiques du budget de 2026 sont semblables à celles de l’Exposé économique de l’automne 2025, mais des risques baissiers importants sont apparus
- Les perspectives de croissance économique publiées dans le budget de l’Ontario de 2026 sont semblables à celles du document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025 (Exposé économique de l’automne de l’Ontario ou EÉA).
- Le PIB réel de l’Ontario, l’indice le plus général mesurant l’activité économique, devrait augmenter à un taux annuel moyen de 1,4 % de 2025 à 2028, soit le même taux que celui prévu dans les perspectives publiées par le gouvernement dans l’EÉA 2024.
- Le PIB nominal, l’indice le plus général mesurant l’assiette fiscale de l’Ontario, devrait atteindre en moyenne 3,8 % par an, soit 0,3 point de pourcentage de plus que prévu dans l’EÉA 2025.
- Bien que les perspectives du budget de 2026 pour la croissance économique soient plus faibles que celles que le BRF a publiées dans les Perspectives économiques et budgétaires (PEB) en février 2026[2], les deux prévisions économiques sont assujetties à des risques baissiers considérables. Les données les plus récentes indiquent que la croissance de la population et l’activité économique de l’Ontario étaient plus faibles que prévu à la fin 2025 et au début de 2026. De plus, la guerre en Iran a perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales et fait augmenter dramatiquement les cours du pétrole, ce qui fera augmenter l’inflation et pourrait ralentir les dépenses des ménages et des entreprises.
La province repousse à 2028-2029 le retour à l’équilibre budgétaire
- Le budget de 2026 prévoit un déficit de 12,3 milliards de dollars en 2025-2026, lequel continuera de se détériorer pour atteindre 13,8 milliards de dollars en 2026-2027. À l’inverse, l’EÉA 2025 prévoyait un déficit de 13,5 milliards de dollars en 2025-2026 et un déficit de 7,8 milliards de dollars en 2026-2027.
- Pour 2026-2027, l’augmentation de 6,0 milliards de dollars de la projection du déficit budgétaire relativement aux perspectives de l’EÉA 2025 se compose d’une augmentation de 8,9 milliards de dollars des dépenses, laquelle est partiellement compensée par une augmentation de 2,3 milliards de dollars des revenus et d’une diminution de 0,5 milliard de dollars de la réserve.
- Au cours des deux années suivantes visées par les perspectives budgétaires de 2026, les gains en matière de revenus devraient dépasser la croissance des dépenses, et le gouvernement prévoit que le déficit s’améliorera rapidement pour atteindre 6,1 milliards de dollars en 2027-2028, puis arrivera à l’équilibre budgétaire en 2028-2029, soit un an plus tard que prévu dans l’EÉA 2025.
- La trajectoire du gouvernement vers un budget équilibré repose sur une croissance annuelle moyenne des recettes de 4,7 % au cours de ces deux années, tandis que la croissance des dépenses s’élève en moyenne à 1,4 % par an.
- Après le budget postpandémique de 2023, lequel prévoyait l’équilibre budgétaire à l’exercice 2024‑2025, nous en sommes au troisième budget consécutif qui repousse la date du retour à l’équilibre. Ces retards étaient dus à d’importantes révisions à la hausse des projections de dépenses du gouvernement, lesquelles ont été révisées en moyenne de 8,4 milliards de dollars par année par rapport aux années comparables de chaque budget.
Déficit accumulé et dette nette
- Le déficit accumulé correspond à la différence entre le passif total et l’actif total de la province. Il représente la somme de tous les déficits annuels passés moins tous les excédents annuels passés. Le budget de 2026 prévoit que le déficit accumulé de l’Ontario passera de 247,1 milliards de dollars en 2024-2025 à 278,8 milliards de dollars en 2028-2029, soit une augmentation de 31,7 milliards de dollars (12,8 %), en raison des déficits budgétaires prévus jusqu’en 2027-2028.
- Le budget de 2026 a introduit une modification du calcul de la dette nette à des fins de conformité avec les Normes comptables du secteur public pour la présentation des états financiers. Avant 2026-2027, la dette nette était calculée en soustrayant le passif de la province de son actif, et excluait les actifs non financiers (principalement les biens d’infrastructure appartenant à la province et au secteur parapublic). À compter de 2026-2027, la dette nette exclut également le passif non financier qui, selon les estimations du BRF, réduit la dette nette à approximativement 11 milliards de dollars.
- Le budget de 2026 prévoit que la dette nette augmentera pour passer de 427,1 milliards de dollars en 2024-2025 à 529,3 milliards de dollars en 2028-2029, soit une augmentation de 102,2 milliards de dollars (23,9 %). Cette augmentation est composée de 31,7 milliards de dollars en déficits budgétaires accumulés et d’emprunts visant à financer une augmentation de 82,0 milliards de dollars des actifs non financiers (principalement des immobilisations), qui sont contrebalancés par un rajustement de 11,5 milliards de dollars afin de retirer le passif non financier du calcul de la dette nette.
Indicateurs de viabilité financière
- Dans le budget de l’Ontario de 2026, le gouvernement a fixé des objectifs pour trois indicateurs de viabilité financière dont deux sont liés au fardeau de la dette (un ratio dette nette-PIB inférieur à 40,0 % et un ratio dette nette-revenus de fonctionnement inférieur à 200 %) et le troisième est lié à la souplesse budgétaire (la part des revenus consacrée au paiement des intérêts de la dette inférieure à 7,5 %). Ces objectifs demeurent inchangés depuis le budget de 2023.
- Le budget de 2026 prévoit que les trois indicateurs de viabilité financière se détérioreront tous de 2024‑2025 à 2028-2029. Toutefois, le ratio dette nette-PIB et le ratio intérêt net-revenus devraient rester inférieurs aux objectifs du gouvernement et à la moyenne historique sur dix ans de chaque ratio, tandis que le ratio dette nette-revenus devrait dépasser l’objectif du gouvernement, mais demeurer inférieur à sa moyenne historique sur dix ans.
La projection relative aux revenus dans le budget de 2026 repose sur une forte croissance des revenus de l’impôt sur le revenu des particuliers
- Le budget de l’Ontario de 2026 prévoit que les revenus totaux augmenteront selon un taux annuel moyen de 3,0 %, passant de 226,2 milliards de dollars en 2024-2025 à 254,1 milliards de dollars en 2028-2029. Cela représente un rythme plus lent que la croissance annuelle moyenne des revenus de 8,1 % de 2020-2021 à 2024-2025 et est en partie tributaire de la perte des revenus ponctuels découlant de l’indemnité versée par l’industrie du tabac et de la baisse des droits perçus par le secteur parapublic.
- Comparativement à l’EÉA 2025, la projection de revenus du budget de 2026 a augmenté de 9,2 milliards de dollars au cours de la période de projection comparable (2025-2026 à 2027-2028). L’augmentation est principalement due à une hausse supérieure aux prévisions de 8,3 milliards de dollars des revenus de l’impôt sur le revenu des particuliers (IRP), laquelle, souligne le gouvernement, est due à une croissance économique en 2025 et au rendement plus vigoureux des marchés boursiers que ce qui avait été prévu.
- Comparativement aux PEB de l’hiver 2026 du BRF, la projection de revenus du budget de 2026 est plus élevée de 19,3 milliards de dollars sur la période de 2025-2026 à 2028-2029, ce qui découle largement des prévisions plus optimistes pour la croissance de l’IRP du budget de 2026 comparativement aux prévisions du BRF.
Le budget de 2026 a considérablement augmenté les dépenses prévues
- Le budget de l’Ontario de 2026 prévoit que les dépenses augmenteront selon un taux annuel moyen de 2,5 %, passant de 227,3 milliards de dollars en 2024-2025 à 251,1 milliards de dollars en 2028-2029. Ce rythme est inférieur à la croissance des revenus annuelle moyenne de 5,7 % constatée de 2020‑2021 à 2024-2025. En outre, la croissance des dépenses devrait être concentrée en 2025‑2026 et en 2026-2027, ces deux années affichant une croissance annuelle moyenne de 3,7 %, avant de ralentir à un taux de croissance annuel moyen de 1,4 % en 2027-2028 et en 2028-2029.
- Comparativement à l’EÉA 2025, les prévisions de dépenses du budget de 2026 ont augmenté de 22,4 milliards de dollars au total de 2025-2026 à 2027-2028. Cette différence est principalement due à une augmentation de 24,2 milliards de dollars des dépenses projetées dans le secteur de la santé.
- Les dépenses projetées totales dans le budget de 2026 sont plus élevées que dans les prévisions du BRF publiées dans les PEB de l’hiver 2026 d’une somme cumulative de 6,5 milliards de dollars. Le budget de 2026 prévoit une hausse des dépenses de 3,8 milliards de dollars en 2025-2026, de 3,6 milliards de dollars en 2026-2027 et de 1,5 milliard de dollars en 2027-2028, qui sont partiellement compensées par des dépenses plus faibles que prévu de 2,5 milliards de dollars en 2028-2029.
Plan d’infrastructure
- Le budget de 2026 prévoit des dépenses totales en infrastructure de 111,3 milliards de dollars de 2025‑2026 à 2027-2028, soit une augmentation de 13,6 milliards de dollars comparativement aux dépenses en infrastructure prévues dans l’EÉA 2025. Cette augmentation est due en grande partie à des dépenses planifiées de 11,0 milliards de dollars dans l’infrastructure de transport en commun.
2. Perspectives économiques
Les perspectives économiques du budget de 2026 sont semblables à celles de l’Exposé économique de l’automne 2025
Les perspectives de croissance économique présentées dans le budget de l’Ontario de 2026 sont semblables à celles du document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025 (Exposé économique de l’automne ou EÉA). Le budget de 2026 estime que la croissance du PIB réel atteindra 1,2 % en 2025, en hausse par rapport à la projection de 0,8 % présentée dans l’EÉA 2025, tandis que seules des révisions mineures ont été apportées aux autres éléments des perspectives. Pour le PIB nominal, le budget de 2026 estime que la croissance atteindra 4,2 % en 2025, en hausse relativement à la projection de 3,2 % présentée dans l’EÉA 2025. En ce qui concerne le marché immobilier de l’Ontario, les mises en chantier de logements réelles en 2025 étaient légèrement plus nombreuses que selon la projection de l’EÉA 2025 et le budget de 2026 prévoit chaque année moins de mises en chantier de logements de 2026 à 2028 comparativement aux perspectives présentées dans l’EÉA 2025.
Fait important, les prévisions économiques du budget de 2026 ont été établies avant le début de la guerre en Iran et de l’augmentation abrupte des cours mondiaux du pétrole, lesquels contribueront vraisemblablement à réduire les attentes en matière de croissance pour 2026. Depuis la publication du budget de 2026, plusieurs prévisionnistes du secteur privé ont réduit leurs projections de croissance du PIB réel de l’Ontario en 2026 de 0,3 point de pourcentage en moyenne (voir plus bas pour une analyse des risques pesant sur l’économie de l’Ontario).
Figure 2.1 Perspectives de croissance du PIB réel dans le budget de l’Ontario de 2026 et l’Exposé économique de l’automne 2025
Sources : Budget de l’Ontario de 2026 et le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025.
Description accessible
| EÉA de l’Ontario 2025 | Budget de l’Ontario 2026 | |
|---|---|---|
| 2025 | 0,8 | 1,2 |
| 2026 | 0,9 | 1,0 |
| 2027 | 1,8 | 1,7 |
| 2028 | 1,9 | 1,8 |
Le tableau 2.1 présente les perspectives moyennes du gouvernement pour la période allant de 2025 à 2028 pour des indicateurs économiques clés présentés dans le budget de 2026 et l’EÉA 2025.
| Moyenne de l’EÉA 2025 (2025-2028) | Moyenne du budget de l’Ontario de 2026 (2025-2028) | Variation | |
|---|---|---|---|
| Croissance du PIB réel (en pourcentage) | 1,4 | 1,4 | 0,0 |
| Croissance du PIB nominal (en pourcentage) | 3,5 | 3,8 | 0,3 |
| Croissance des revenus du travail* (en pourcentage) | 3,4 | 3,5 | 0,1 |
| Croissance des bénéfices des entreprises** (en pourcentage) | 5,4 | 5,6 | 0,2 |
| Croissance de la consommation nominale des ménages (en pourcentage) | 3,5 | 3,6 | 0,1 |
| Inflation de l’IPC (en pourcentage) | 2,0 | 2,0 | 0,0 |
| Taux de chômage (en pourcentage) | 7,2 | 7,1 | – 0,1 |
| Nombre annuel de mises en chantier de logements (en milliers) | 74,5 | 69,3 | – 5,2 |
- Le PIB réel, l’indice le plus général mesurant l’activité économique, devrait augmenter à un taux annuel moyen de 1,4 % de 2025 à 2028, soit le même taux que celui prévu dans les perspectives publiées par le gouvernement dans l’EÉA 2024.
- Le PIB nominal, l’indice le plus général mesurant l’assiette fiscale de l’Ontario, devrait atteindre en moyenne 3,8 % par an, soit 0,3 point de pourcentage de plus que les perspectives du gouvernement publiées dans l’EÉA de 2025. Le budget de 2026 prévoit une hausse de la croissance moyenne pour les revenus du travail, les bénéfices des entreprises et la consommation nominale des ménages, qui sont tous des composantes du PIB nominal et des facteurs clés des revenus fiscaux.
- On prévoit que l’inflation de l’IPC devrait atteindre 2,0 % en moyenne de 2025 à 2028, soit le même taux que celui présenté dans les perspectives de l’EÉA 2025.
- On prévoit que le taux de chômage fléchira de 0,1 point de pourcentage de moins en moyenne au cours de la période visée par les perspectives, comparativement au taux publié dans l’EÉA 2025.
- Le nombre annuel de mises en chantier de logements devrait être inférieur de 5 200 unités par an par rapport aux perspectives de l’EÉA 2025. Le nombre moyen de mises en chantier de logements de 69 300 par an prévu dans le budget de 2026 est bien inférieur aux 150 000 mises en chantier annuelles qui étaient initialement nécessaires pour atteindre l’objectif du gouvernement de construire 1,5 million de logements d’ici 2031.
Les perspectives du budget de 2026 relativement à la croissance du PIB réel sont inférieures à celles du BRF
Les perspectives du gouvernement pour la croissance du PIB réel dans le budget de 2026 sont légèrement plus faibles que la projection du BRF publiée dans les Perspectives économiques et budgétaires (PEB) en février 2026[3]. Le budget de 2026 prévoit une croissance inférieure de 0,1 point de pourcentage en 2025, une croissance inférieure de 0,4 point de pourcentage en 2026 et de 0,1 point de pourcentage en 2027 et 2028 comparativement aux perspectives du BRF publiées dans les PEB de l’hiver 2026. Par conséquent, le budget de 2026 prévoit une croissance annuelle moyenne du PIB réel de 1,5 % durant la période allant de 2025 à 2026, comparativement à la moyenne annuelle du BRF de 1,7 %. Les perspectives du gouvernement relativement au PIB nominal publiées dans le budget de 2026 sont légèrement inférieures aux perspectives du BRF, avec une croissance annuelle moyenne de 3,8 et de 3,9 %, respectivement.
Figure 2.2 Les perspectives du gouvernement relativement au PIB réel sont plus faibles que celles du BRF
Sources : Budget de l’Ontario de 2026 et BRF.
Description accessible
| PEB de l’hiver 2026 | Budget de l’Ontario 2026 | |
|---|---|---|
| 2025 | 1,3 | 1,2 |
| 2026 | 1,4 | 1,0 |
| 2027 | 1,8 | 1,7 |
| 2028 | 1,9 | 1,8 |
| 2029 | 2,0 | 2,0 |
Les perspectives économiques du budget de 2026 et du BRF sont assujetties à d’importants risques baissiers
Depuis la publication du budget de 2026 et des PEB de l’hiver 2026 du BRF, plusieurs risques baissiers importants sont apparus. Les données les plus récentes indiquent que la croissance de la population et l’activité économique de l’Ontario étaient plus faibles que prévu à la fin 2025 et au début de 2026. De plus, la guerre en Iran a perturbé les chaînes d’approvisionnement et fait augmenter dramatiquement les cours du pétrole, ce qui fera augmenter l’inflation et pourrait ralentir les dépenses discrétionnaires des ménages et l’activité économique. Notamment, le prix moyen du pétrole brut West Texas Intermediate en mars 2026 s’élevait à 91 $ US le baril, soit 41 % de plus que le prix moyen en février 2026, qui était de 65 $ US. Selon le budget de l’Ontario de 2025, une augmentation soutenue du prix du pétrole brut de 10 $ US le baril pourrait faire fléchir la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2026 de 0,1 à 0,3 point de pourcentage.[4] Par conséquent, si le prix du pétrole demeure élevé, la croissance du PIB de l’Ontario en 2026 pourrait être significativement plus faible que celle projetée par le gouvernement et le BRF.
Figure 2.3 Le prix du pétrole a augmenté de manière importante depuis que les perspectives économiques du gouvernement et du BRF ont été publiées
Sources : Budget de l’Ontario de 2026, BRF et données économiques de la Federal Reserve.
Description accessible
| PEB de l’hiver 2026 | Budget de l’Ontario 2026 | Moyenne | |
|---|---|---|---|
| Projection de 2026 | 60 | 59 | |
| Février 2026 | 65 | ||
| Mars 2026 | 91 |
3. Perspectives pour le budget et la dette nette
La province repousse à 2028-2029 le retour à l’équilibre budgétaire
Après un déficit budgétaire de 1,1 milliard de dollars en 2024-2025, le budget de l’Ontario de 2026 prévoit un déficit de 12,3 milliards de dollars en 2025-2026, qui se creusera encore pour atteindre 13,8 milliards de dollars en 2026-2027. À l’inverse, l’EÉA 2025 prévoyait un déficit de 13,5 milliards de dollars en 2025-2026 et un déficit de 7,8 milliards de dollars en 2026-2027. Pour 2026-2027, l’augmentation de 6,0 milliards de dollars de la projection du déficit budgétaire relativement aux perspectives de l’EÉA 2025 se compose d’une augmentation de 8,9 milliards de dollars des dépenses, laquelle est partiellement compensée par une augmentation de 2,3 milliards de dollars des revenus et d’une diminution de 0,5 milliard de dollars de la réserve.
Au cours des deux années suivantes visées par les perspectives budgétaires de 2026, les gains en matière de revenus devraient dépasser la croissance des dépenses, et le gouvernement prévoit que le déficit s’améliorera rapidement pour atteindre 6,1 milliards de dollars en 2027-2028, puis arrivera à l’équilibre budgétaire en 2028‑2029, soit un an plus tard que prévu dans l’EÉA 2025. La trajectoire du gouvernement vers un budget équilibré repose sur une croissance annuelle moyenne des recettes de 4,7 % au cours de ces deux années, tandis que la croissance des dépenses s’élève en moyenne à 1,4 % par an. Voir le Chapitre 4 — Perspectives de revenus et le Chapitre 5 — Perspectives de dépenses pour de plus amples détails.
Figure 3.1 Le budget de l’Ontario de 2026 prévoit l’atteinte de l’équilibre budgétaire en 2028-2029
Sources : Budget de l’Ontario de 2026 et Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025.
Description accessible
| Données historiques | EÉA de l’Ontario 2025 | Budget de l’Ontario 2026 | ||
|---|---|---|---|---|
| Données historiques | 2024- 2025 | – 1,1 | ||
| Projection | 2025- 2026 | – 13,5 | – 12,3 | |
| Projection | 2026- 2027 | – 7,8 | – 13,8 | |
| Projection | 2027- 2028 | 0,2 | – 6,1 | |
| Projection | 2028- 2029 | 0,6 |
D’importantes révisions à la hausse des dépenses ont retardé à répétition la mise en œuvre du plan d’équilibre budgétaire de la province
La Loi de 2019 sur la viabilité, la transparence et la responsabilité financières (LVTRF)[5] oblige la province à prévoir un budget équilibré pour chaque exercice financier, à moins que le gouvernement ne détermine que des circonstances exceptionnelles exigent que la province affiche un déficit budgétaire pendant une ou plusieurs années.
Après la pandémie, le budget de l’Ontario de 2023 prévoyait l’atteinte de l’équilibre budgétaire en 2024‑2025 Les trois budgets subséquents de l’Ontario ont repoussé d’une année l’atteinte de l’équilibre budgétaire, tandis que le budget de 2026 prévoyait l’atteinte de l’équilibre à l’exercice 2028-2029. Ces retards étaient dus à d’importantes révisions à la hausse des projections de dépenses du gouvernement, lesquelles ont été révisées en moyenne de 8,4 milliards de dollars par année par rapport aux projections des années comparables de chaque budget.
Figure 3.2 Après la pandémie, le gouvernement a retardé l’atteinte de ses objectifs d’équilibre budgétaire trois fois
Sources : Budgets de l’Ontario de 2023, de 2024, de 2025 et de 2026.
Description accessible
| Budget de 2023 | Budget de 2024 | Budget de 2025 | Budget de 2026 | |
|---|---|---|---|---|
| 2023- 2024 | – 1,3 | |||
| 2024- 2025 | 0,2 | – 9,8 | ||
| 2025- 2026 | 4,4 | – 4,6 | – 14,6 | |
| 2026- 2027 | 0,5 | – 7,8 | – 13,8 | |
| 2027- 2028 | 0,2 | – 6,1 | ||
| 2028- 2029 | 0,6 |
Le parcours vers l’équilibre du budget de 2026 est plus optimiste que les perspectives du BRF
Comparativement aux perspectives budgétaires que le BRF a publiées en février 2026[6], le budget de 2026 prévoit des déficits plus importants en 2025-2026 et en 2026-2027. Cependant, le budget de 2026 prévoit un retour rapide à l’équilibre durant les deux dernières années des perspectives, tandis que le BRF prévoit des déficits continus jusqu’en 2028-2029. La projection du BRF ne prévoyait pas que la province rétablisse l’équilibre budgétaire d’ici 2028-2029 sans mesures supplémentaires visant à réduire les dépenses ou à augmenter les revenus.
Figure 3.3 Le parcours vers l’équilibre du budget de 2026 est plus optimiste que les perspectives du BRF
Sources : Budget de l’Ontario de 2026 et BRF.
Description accessible
| Données historiques | PEB de l’hiver 2026 | Budget de l’Ontario 2026 | ||
|---|---|---|---|---|
| Données historiques | 2024- 2025 | – 1,1 | ||
| Projection | 2025- 2026 | – 11,1 | – 12,3 | |
| Projection | 2026- 2027 | – 11,8 | – 13,8 | |
| Projection | 2027- 2028 | – 8,5 | – 6,1 | |
| Projection | 2028- 2029 | – 6,6 | 0,6 |
Déficit accumulé et dette nette
Le déficit accumulé correspond à la différence entre le passif total et l’actif total de la province. Il représente la somme de tous les déficits annuels passés moins tous les excédents annuels passés. Le budget de 2026 prévoit que le déficit accumulé de l’Ontario passera de 247,1 milliards de dollars en 2024-2025 à 278,8 milliards de dollars en 2028-2029, soit une augmentation de 31,7 milliards de dollars (12,8 %), en raison des déficits budgétaires prévus jusqu’en 2027-2028.
Le budget de l’Ontario de 2026 a introduit une modification du calcul de la dette nette à des fins de conformité avec les Normes comptables du secteur public pour la présentation des états financiers[7]. Avant 2026-2027, la dette nette était calculée en soustrayant le passif de la province de son actif, et excluait les actifs non financiers (principalement les biens d’infrastructure appartenant à la province et au secteur parapublic). À compter de 2026-2027, la dette nette exclut également le passif non financier qui, selon les estimations du BRF, réduit la dette nette à approximativement 11 milliards de dollars.
Avec sa nouvelle méthode de calcul de la dette nette qui s’applique à compter de 2026-2027, le budget de l’Ontario de 2026 prévoit que la dette nette de la province passera de 427,1 milliards de dollars en 2024‑2025 à 529,3 milliards de dollars en 2028-2029, soit une augmentation de 102,2 milliards de dollars (23,9 %). Cette augmentation est composée de 31,7 milliards de dollars en déficits budgétaires accumulés cours de la période visée par les perspectives et d’emprunts visant à financer une augmentation de 82,0 milliards de dollars des actifs non financiers (principalement des immobilisations appartenant à la province et au secteur parapublic : hôpitaux, collèges, conseils scolaires et sociétés d’aide à l’enfance), qui sont contrebalancés par un rajustement de 11,5 milliards de dollars afin de retirer le passif non financier du calcul de la dette nette.
En utilisant la nouvelle méthode de calcul, le BRF estime que le budget de 2026 prévoit que la dette nette s’élèvera à 25,4 milliards de dollars de plus en 2027-2028 que dans la projection de l’EÉA 2025. Cette augmentation se compose en 11,1 milliards de dollars en déficits plus élevés que prévu jusqu’en 2027-2028 et en 14,8 milliards de dollars en actifs non financiers dépassant les prévisions (principalement des immobilisations appartenant à la province et au secteur parapublic)[8], qui sont compensés par une augmentation estimée à 0,6 milliard de dollars du passif non financier.
Indicateurs de viabilité financière
La Loi de 2019 sur la viabilité, la transparence et la responsabilité financières exige que chaque budget de l’Ontario comprenne une stratégie de réduction du fardeau de la dette qui définit des objectifs précis pour le ratio dette nette-PIB projeté et un rapport d’étape sur les mesures de soutien et la mise en œuvre de la stratégie de réduction du fardeau de la dette du dernier budget[9].
Dans le budget de 2026, la stratégie de réduction du fardeau de la dette du gouvernement comportait trois objectifs précis, qui restent inchangés depuis le budget de 2023 :
- ratio dette nette-PIB[10] inférieur à 40 %;
- ratio dette nette-revenus[11] inférieur à 200 %;
- ratio intérêt net-revenus[12] inférieur à 7,5 %.
Le budget de 2026 prévoit que :
- le ratio de la dette nette-PIB devrait augmenter pour passer de 35,7 % en 2024-2025 à 38,2 % en 2028-2029, restant inférieur à l’objectif du gouvernement et à la moyenne historique sur dix ans;
- le ratio de la dette nette-revenus augmentera pour passer de 191,2 % en 2024-2025 à 209,8 % en 2028-2029, pour dépasser l’objectif du gouvernement, mais rester inférieur à la moyenne historique sur dix ans;
- le ratio de l’intérêt net-revenus devrait augmenter pour passer de 5,5 % en 2024-2025 à 7,1 % en 2028-2029, restant inférieur à l’objectif du gouvernement et à la moyenne historique sur dix ans.
| Indicateur | Chiffres réels 2024-2025 (%) | Prévisions pour 2029-2030 (%) | Variation (pp*) | Cible du gouvernement (%) | Supérieur/ inférieur à l’objectif en 2028-2029 | Moyenne historique sur 10 ans (%) | Supérieur/ inférieur à la moyenne sur 10 ans en 2028-2029 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dette nette-PIB* | 35,7 | 38,2 | 2,5 | < 40,0 | Inférieur | 38,9 | Inférieur |
| Dette nette-revenus* | 191,2 | 209,8 | 18,6 | < 200,0 | Supérieur | 213,8 | Inférieur |
| Intérêt net-revenus | 5,5 | 7,1 | 1,6 | < 7,5 | Inférieur | 7,3 | Inférieur |
Il importe de noter que la modification du calcul de la dette nette indiquée plus haut a une incidence sur les ratios dette nette-PIB et dette nette-revenus pour les exercices 2026-2027 et les suivants. Avec l’ancien calcul de la dette nette, le BRF estime que le ratio dette nette-PIB projeté par le gouvernement dans le budget de 2026 s’élèverait à environ 0,8 point de pourcentage de plus, c’est-à-dire 39,0 % en 2028-2029, soit moins que l’objectif de 40 % du gouvernement, mais plus que la moyenne historique sur 10 ans. Avec l’ancien calcul du ratio dette nette-revenu, le BRF estime que la projection du budget de 2026 s’élèverait à approximativement 4,5 points de pourcentage de plus, soit 214,3 % en 2028-2029, c’est-à-dire davantage que l’objectif de 200 % du gouvernement et la moyenne historique sur 10 ans.
Comparativement à l’EÉA, les projections du budget de 2026 pour les trois indicateurs de viabilité financière sont plus élevées en 2027-2028, tant avec l’ancien que le nouveau calcul de la dette nette.
4. Perspectives de revenus
Le budget de 2026 prévoit que la croissance des revenus ralentira
Le budget de l’Ontario de 2026 prévoit que les revenus totaux augmenteront selon un taux annuel moyen de 3,0 %, passant de 226,2 milliards de dollars en 2024-2025 à 254,1 milliards de dollars en 2028-2029. Ce rythme est inférieur à la croissance des revenus annuelle moyenne de 8,1 % constatée de 2020-2021 à 2024‑2025.
Dans la projection du budget, un ralentissement de la croissance des revenus est prévu en 2025-2026 et en 2026-2027, la croissance annuelle moyenne s’établissant à 1,3 %, ce qui découle en grande partie du recul des autres revenus non fiscaux en raison de la perte des revenus ponctuels découlant de l’indemnité versée par l’industrie du tabac et de la baisse des frais et droits perçus par le secteur parapublic[13]. Les gains de revenus s’accélèrent durant les deux dernières années des prévisions, avec une croissance annuelle moyenne de 4,7 % en 2027-2028 et en 2028-2029, propulsée par de fortes augmentations des revenus fiscaux qui excèdent la croissance du PIB nominal, l’indicateur le plus large de l’assiette fiscale.
Figure 4.1 Le budget de l’Ontario de 2026 prévoit que la croissance des revenus ralentira
Remarque : Les revenus historiques ont été retraités afin d’inclure les revenus provenant des intérêts et des placements.
Sources : Budget de l’Ontario de 2026, Comptes publics de l’Ontario et BRF.
Description accessible
| Données historiques 2020-2021 à 2024-2025 |
Projection 2024-2025 à 2028-2029 |
|
|---|---|---|
| Croissance annuelle moyenne des revenus (en pourcentage) | 8,1 | 3,0 |
| Revenus totaux (en milliards de dollars) | Données historiques | Projection | |
|---|---|---|---|
| Données historiques | 2020-2021 | 165,7 | |
| Données historiques | 2021-2022 | 185,8 | |
| Données historiques | 2022-2023 | 194,4 | |
| Données historiques | 2023-2024 | 209,0 | |
| Données historiques | 2024-2025 | 226,2 | |
| Projection | 2025-2026 | 226,6 | |
| Projection | 2026-2027 | 231,9 | |
| Projection | 2027-2028 | 243,4 | |
| Projection | 2028-2029 | 254,1 |
La croissance annuelle moyenne de 3,0 % des revenus totaux dans la projection du budget de 2026 est principalement due à la forte croissance des revenus découlant de l’impôt sur le revenu des particuliers (IRP), dont la croissance est prévue à un taux moyen de 7,4 % par année, ce qui représente les deux tiers de la croissance des revenus totaux. La croissance des revenus découlant de l’IRP dépasse largement la projection du budget de 2026 pour la croissance des revenus du travail, qui sont le principal déterminant des revenus découlant de l’IRP et qui devraient croître à un taux annuel moyen de 3,5 %[14].
La croissance des revenus totaux est également tributaire des augmentations prévues de l’impôt des sociétés, de la taxe de vente et des autres taxes et impôts ainsi que des transferts fédéraux. Les gains globaux en matière de revenus fiscaux et de transferts fédéraux devraient plus que contrebalancer les reculs prévus des revenus découlant des sociétés d’État et d’autres sources de revenus non fiscaux au cours de la période visée par les perspectives.
Figure 4.2 Croissance des revenus dans le budget de l’Ontario de 2026 par catégorie, de 2024-2025 à 2028-2029
Sources : Budget de l’Ontario de 2026, Comptes publics de l’Ontario et BRF.
Description accessible
| Secteur | Croissance annuelle moyenne des dépenses (en pourcentage) |
|---|---|
| Revenus totaux | 3,0 |
| Impôt sur le revenu des particuliers | 7,4 |
| Impôt des sociétés | 4,0 |
| Taxe de vente | 3,5 |
| Tous les autres impôts et taxes | 2,9 |
| Transferts fédéraux | 2,5 |
| Sociétés d’État | – 0,5 |
| Autres revenus non fiscaux | – 7,3 |
Le budget de 2026 prévoit une hausse des revenus comparativement à l’EÉA 2025
Comparativement à l’EÉA 2025, les revenus projetés dans le budget de 2026 sont plus élevés chaque année de la période de projection comparable (2025-2026 à 2027-2028), ce qui entraîne une augmentation cumulative de 9,2 milliards de dollars. La différence est principalement attribuable à une hausse de 8,3 milliards de dollars des revenus de l’IRP projetés. Le gouvernement fait remarquer que la croissance économique et le rendement du marché des actions étaient plus vigoureux que les prévisions, ce qui a créé une assiette fiscale de l’IRP plus élevée que prévu en 2025-2026. Cela explique les revenus de l’IRP plus élevés que prévu au cours du reste des perspectives du budget de 2026.
Figure 4.3 Projections de revenus du budget de l’Ontario de 2026 et de l’Exposé économique de l’automne 2025
Remarque : Les revenus historiques ont été retraités afin d’inclure les revenus provenant des intérêts et des placements.
Sources : Budget de l’Ontario de 2026, Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025, Comptes publics de l’Ontario et BRF.
Description accessible
| Données historiques | EÉA de l’Ontario 2025 | Budget de l’Ontario 2026 | ||
|---|---|---|---|---|
| Données historiques | 2023- 2024 | 209,0 | ||
| Données historiques | 2024- 2025 | 226,2 | ||
| Projection | 2025- 2026 | 223,1 | 226,6 | |
| Projection | 2026- 2027 | 229,6 | 231,9 | |
| Projection | 2027- 2028 | 240,0 | 243,4 |
La projection de revenus du budget de 2026 est plus élevée que celle des perspectives du BRF
La projection de revenus présentée dans le budget de 2026 est cumulativement 19,3 milliards de dollars plus élevée que celle présentée dans les PEB de l’hiver 2026 publiées par le BRF sur une période de prévisions comparables (2025-2026 à 2028-2029), malgré les prévisions de croissance économique légèrement plus faibles du gouvernement (voir le chapitre 2).
Figure 4.4 Projections de revenus du budget de l’Ontario de 2026 et des Perspectives économiques et budgétaires de l’hiver 2026 du BRF
Remarque : Les revenus historiques ont été retraités afin d’inclure les revenus provenant des intérêts et des placements.
Sources : Budget de l’Ontario de 2026, Comptes publics de l’Ontario et BRF.
Description accessible
| Données historiques | Budget de l’Ontario 2026 | PEB de l’hiver 2026 | ||
|---|---|---|---|---|
| Données historiques | 2023- 2024 | 209,0 | ||
| Données historiques | 2024- 2025 | 226,2 | ||
| Projection | 2025- 2026 | 226,6 | 223,5 | |
| Projection | 2026- 2027 | 231,9 | 228,8 | |
| Projection | 2027- 2028 | 243,4 | 237,5 | |
| Projection | 2028- 2029 | 254,1 | 246,9 |
La différence de 19,3 milliards de dollars découle en grande partie de la projection cumulative plus élevée de 25,7 milliards de dollars pour les revenus de l’IRP présentée dans le budget de 2026 comparativement aux prévisions du BRF (croissance annuelle moyenne de 7,4 % comparativement à 4,1 %). Les prévisions d’IRP plus élevées dans le budget de 2026 sont partiellement compensées par une projection de revenus de la taxe de vente plus faible (-4,7 milliards de dollars) comparativement aux prévisions du BRF, lesquelles tiennent compte de la nouvelle réduction de la TVH sur l’achat de nouvelles maisons annoncée dans le budget de 2026 ainsi que des dernières données sur la perception des revenus de la TVH auprès du gouvernement fédéral.
| Différence (en milliards de dollars) | 2025-2026 | 2026-2027 | 2027-2028 | 2028-2029 | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Impôt sur le revenu des particuliers | 4,5 | 5,4 | 7,2 | 8,7 | 25,7 |
| Impôt des sociétés | – 0,7 | – 0,2 | 0,5 | 1,1 | 0,6 |
| Taxe de vente | – 1,5 | – 2,3 | – 0,6 | – 0,3 | – 4,7 |
| Tous les autres impôts et taxes | – 0,5 | – 0,5 | – 0,6 | – 0,4 | – 2,0 |
| Revenus fiscaux | 1,7 | 2,4 | 6,5 | 9,1 | 19,7 |
| Transferts fédéraux | 0,6 | 0,7 | 0,2 | – 0,8 | 0,7 |
| Sociétés d’État | 0,8 | – 0,3 | – 0,8 | – 0,5 | – 0,8 |
| Autres revenus non fiscaux | 0,0 | 0,3 | 0,0 | – 0,6 | – 0,3 |
| Revenus totaux | 3,1 | 3,1 | 5,9 | 7,2 | 19,3 |
5. Perspectives de dépenses
Le budget de 2026 prévoit que la croissance des dépenses ralentira
Le budget de l’Ontario de 2026 prévoit que les dépenses augmenteront selon un taux annuel moyen de 2,5 %, passant de 227,3 milliards de dollars en 2024-2025 à 251,1 milliards de dollars en 2028-2029. Ce rythme est inférieur à la croissance des revenus annuelle moyenne de 5,7 % constatée de 2020-2021 à 2024-2025. En outre, la croissance des dépenses devrait être concentrée en 2025-2026 et en 2026-2027, ces deux années affichant une croissance annuelle moyenne de 3,7 %, avant de ralentir à un taux de croissance annuel moyen de 1,4 % en 2027-2028 et en 2028-2029.
Figure 5.1 Le budget de l’Ontario de 2026 prévoit que la croissance des dépenses ralentira
Remarque : Les dépenses historiques ont été retraitées afin d’exclure les revenus provenant des intérêts et des placements.
Sources : Budget de l’Ontario de 2026, Comptes publics de l’Ontario et BRF.
Description accessible
| Données historiques 2020-2021 à 2024-2025 |
Projection 2024-2025 à 2028-2029 |
|
|---|---|---|
| Croissance annuelle moyenne des revenus (en pourcentage) | 5,7 | 2,5 |
| Dépenses totales (en milliards de dollars) | Données historiques | Projection | |
|---|---|---|---|
| Données historiques | 2020-2021 | 182,0 | |
| Données historiques | 2021-2022 | 183,8 | |
| Données historiques | 2022-2023 | 200,3 | |
| Données historiques | 2023-2024 | 209,7 | |
| Données historiques | 2024-2025 | 227,3 | |
| Projection | 2025-2026 | 238,4 | |
| Projection | 2026-2027 | 244,2 | |
| Projection | 2027-2028 | 247,5 | |
| Projection | 2028-2029 | 251,1 |
Au cours de la période allant de 2024-2025 à 2028-2029, la croissance annuelle moyenne des charges liées à l’intérêt et aux autres frais du service de la dette (6,9 %) et du secteur de la santé (4,0 %) devrait être plus rapide que le taux de croissance annuel moyen des dépenses totales (2,5 %). On prévoit que la croissance de tous les autres secteurs sera plus lente que celle des dépenses totales, notamment l’éducation (2,0 % de la croissance annuelle moyenne)[15], les services à l’enfance et services sociaux et communautaires (1,4 %), la justice (0,9 %) et les « autres programmes » (0,3 %). Les dépenses du secteur de l’éducation postsecondaire devraient diminuer selon un taux annuel moyen de 2,7 %.
Figure 5.2 Croissance des dépenses indiquée dans le budget de l’Ontario de 2026, par secteur, de 2024-2025 à 2028-2029
Remarque : Les dépenses du régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario sont incluses dans les chiffres du secteur de l’éducation.
Sources : Budget de l’Ontario de 2026 et BRF.
Description accessible
| Secteur | Croissance annuelle moyenne des dépenses (en pourcentage) |
|---|---|
| Dépenses totales | 2,5 |
| Charges liées à l’intérêt et aux autres frais du service de la dette | 6,9 |
| Santé | 4,0 |
| Éducation | 2,0 |
| Services à l’enfance, services sociaux et communautaires | 1,4 |
| Justice | 0,9 |
| Autres programmes | 0,3 |
| Éducation postsecondaire | – 2,7 |
Le budget de 2026 a ajouté 22,4 milliards de dollars en nouvelles dépenses
Comparativement à l’EÉA 2025, les prévisions de dépenses du gouvernement ont augmenté de 22,4 milliards de dollars au total de 2025-2026 à 2027-2028. Cela inclut 3,8 milliards de dollars en 2025-2026, 8,9 milliards de dollars en 2026-2027 et 9,7 milliards de dollars en 2027-2028.
Figure 5.3 Projections de dépenses du budget de l’Ontario de 2026 et de l’Exposé économique de l’automne 2025
Remarque : Les dépenses historiques ont été retraitées afin d’exclure les revenus provenant des intérêts et des placements.
Sources : Budget de l’Ontario de 2026, Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025, Comptes publics de l’Ontario et BRF.
Description accessible
| Données historiques | EÉA de l’Ontario 2025 | Budget de l’Ontario 2026 | ||
|---|---|---|---|---|
| Données historiques | 2023- 2024 | 209,7 | ||
| Données historiques | 2024- 2025 | 227,3 | ||
| Projection | 2025- 2026 | 234,6 | 238,4 | |
| Projection | 2026- 2027 | 235,3 | 244,2 | |
| Projection | 2027- 2028 | 237,8 | 247,5 |
La majorité des nouvelles dépenses dans le budget de 2026 ont été affectées au secteur de la santé, pour un total de 24,2 milliards de dollars en nouvelles dépenses. D’autres secteurs dont les dépenses augmentent comprennent les services à l’enfance et services sociaux et communautaires (3,3 milliards de dollars), la justice (2,2 milliards de dollars), l’éducation postsecondaire (1,9 milliard de dollars) et les charges liées à l’intérêt et aux autres frais du service de la dette (1,1 milliard de dollars). Deux secteurs dont les dépenses prévues ont été réduites sont les « autres programmes » (9,9 milliards de dollars) et l’éducation (0,5 milliard de dollars).
| Différence (en milliards de dollars) | 2025-2026 | 2026-2027 | 2027-2028 | Total |
|---|---|---|---|---|
| Santé | 6,3 | 8,4 | 9,5 | 24,2 |
| Éducation | 0,0 | – 0,3 | – 0,1 | – 0,5 |
| Éducation postsecondaire | 1,0 | 0,9 | 0,0 | 1,9 |
| Services à l’enfance, services sociaux et communautaires | 1,1 | 1,0 | 1,2 | 3,3 |
| Justice | 0,6 | 0,7 | 0,9 | 2,2 |
| Autres programmes | – 5,1 | – 2,2 | – 2,6 | – 9,9 |
| Charges liées à l’intérêt et aux autres frais du service de la dette | – 0,1 | 0,4 | 0,8 | 1,1 |
| Dépenses totales | 3,8 | 8,9 | 9,7 | 22,4 |
Le budget de 2026 prévoit des dépenses plus élevées que la projection du BRF
Dans la projection de quatre ans allant de 2025-2026 à 2028-2029, les dépenses totales prévues dans le budget de 2026 sont plus élevées que les prévisions publiées par le BRF dans les PEB de l’hiver 2026 d’une somme cumulative de 6,5 milliards de dollars. Le budget de 2026 prévoit des dépenses plus élevées de 3,8 milliards de dollars comparativement au BRF en 2025-2026, de 3,6 milliards de dollars en 2026-2027 et de 1,5 milliard de dollars en 2027-2028, qui sont partiellement compensées par une baisse des dépenses prévues de 2,5 milliards de dollars en 2028-2029.
Figure 5.4 Projections de dépenses du budget de l’Ontario de 2026 et des Perspectives économiques et budgétaires de l’hiver 2026 du BRF
Remarque : Les dépenses historiques ont été retraitées afin d’exclure les revenus provenant des intérêts et des placements.
Sources : Budget de l’Ontario de 2026, Comptes publics de l’Ontario et BRF.
Description accessible
| Données historiques | PEB de l’hiver 2026 | Budget de l’Ontario 2026 | ||
|---|---|---|---|---|
| Données historiques | 2023- 2024 | 209,7 | ||
| Données historiques | 2024- 2025 | 227,3 | ||
| Projection | 2025- 2026 | 234,6 | 238,4 | |
| Projection | 2026- 2027 | 240,6 | 244,2 | |
| Projection | 2027- 2028 | 246,0 | 247,5 | |
| Projection | 2028- 2029 | 253,5 | 251,1 |
Dans les différents secteurs, le budget de 2026 prévoit des dépenses totales plus élevées sur quatre ans comparativement au BRF pour les « autres programmes » (12,8 milliards de dollars), les charges liées à l’intérêt et aux autres frais du service de la dette (1,3 milliard de dollars) et la justice (0,9 milliard de dollars). Le budget de 2026 prévoit une baisse des dépenses totales sur quatre ans comparativement au BRF pour la santé (-3,1 milliards de dollars), les services à l’enfance et services sociaux et communautaires (-3,1 milliards de dollars), l’éducation (-2,1 milliards de dollars) et l’éducation postsecondaire (-0,3 milliard de dollars).
| Différence (en milliards de dollars) | 2025-2026 | 2026-2027 | 2027-2028 | 2028-2029 | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Santé | 1,6 | 0,3 | – 1,2 | – 3,8 | – 3,1 |
| Éducation | 0,7 | – 0,4 | – 0,8 | – 1,6 | – 2,1 |
| Éducation postsecondaire | 0,8 | 0,8 | – 0,7 | – 1,1 | – 0,3 |
| Services à l’enfance, services sociaux et communautaires | 0,0 | – 0,6 | – 1,0 | – 1,5 | – 3,1 |
| Justice | 0,5 | 0,2 | 0,2 | 0,0 | 0,9 |
| Autres programmes* | 0,2 | 3,0 | 4,7 | 4,9 | 12,8 |
| Charges liées à l’intérêt et aux autres frais du service de la dette | 0,0 | 0,3 | 0,4 | 0,6 | 1,3 |
| Dépenses totales | 3,8 | 3,6 | 1,5 | – 2,5 | 6,5 |
6. Plan d’infrastructure
Sur la période comparable de trois ans allant de 2025-2026 à 2027-2028, le budget de 2026 prévoit des dépenses totales en infrastructure de 111,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 13,6 milliards de dollars comparativement aux dépenses en infrastructure prévues dans l’EÉA 2025[16].
| (En milliards de dollars) | EÉA 2025 (2025‑2026 à 2027‑2028) |
Budget de 2026 (2025‑2026 à 2027‑2028) |
Différence |
|---|---|---|---|
| Santé | 21,5 | 21,8 | 0,3 |
| Transport en commun | 30,2 | 41,1 | 11,0 |
| Routes et autoroutes provinciales et autres infrastructures de transport | 12,8 | 14,3 | 1,5 |
| Éducation | 10,6 | 12,7 | 2,1 |
| Éducation postsecondaire | 2,1 | 2,7 | 0,6 |
| Justice | 2,6 | 2,4 | – 0,2 |
| Services sociaux | 1,8 | 1,7 | – 0,1 |
| Autre | 16,1 | 14,6 | – 1,4 |
| Dépenses totales en infrastructures | 97,7 | 111,3 | 13,6 |
Dans les différents secteurs, on prévoit que les dépenses en infrastructures sur trois ans de 2025-2026 à 2027-2028 présentées dans le budget de 2026 augmenteront le plus comparativement à l’EÉA 2025 dans le secteur des transports en commun (11,0 milliards de dollars), suivi de l’éducation (2,1 milliards de dollars), des routes provinciales et autres infrastructures de transport (1,5 milliard de dollars), de l’éducation postsecondaire (0,6 milliard de dollars) et de la santé (0,3 milliard de dollars). Les secteurs dont les dépenses en infrastructure projetées dans le budget de 2026 sont les plus faibles relativement à l’EÉA 2025 comprennent les « autres » (- 1,4 milliard de dollars), la justice (-0,2 milliard de dollars) et les services sociaux (-0,1 milliard de dollars).
Le BRF estime que, sur les 111,3 milliards de dollars de dépenses totales en infrastructure prévues de 2025‑2026 à 2027-2028 dans le budget de l’Ontario de 2026, 93,9 milliards de dollars (84 %) sont destinés à des investissements dans les immobilisations et 17,4 milliards de dollars (16 %) sont destinés aux charges d’immobilisations, principalement des paiements de transfert pour des entités non consolidées.
| En milliards de dollars | Proportion (%) | |
|---|---|---|
| Investissement en biens d’immobilisations | 93,9 | 84 |
| Charges d’immobilisations | 17,4 | 16 |
| Dépenses totales en infrastructures | 111,3 | 100 |
Les 93,9 milliards de dollars d’investissements en biens d’immobilisations sont destinés à la construction et à la remise en état d’infrastructures tangibles possédées ou gérées par la province, telles que la construction ou la rénovation d’hôpitaux, de collèges, d’écoles, de routes et d’autoroutes.[17] Ces investissements n’ont pas une incidence immédiate sur le solde budgétaire, mais ne sont pas imputés (amorties) sur la vie utile de l’actif. Cependant, l’emprunt pour ces investissements en immobilisations fera immédiatement augmenter la dette nette de la province.
L’estimation de 17,4 milliards de dollars de charges d’immobilisations est principalement constituée de paiements de transfert pour des entités externes qui ne sont ni possédées ni gérées par la province, telles que les municipalités, les foyers de soins de longue durée et les universités. Certaines charges liées à l’entretien des biens du gouvernement, tels que les réparations mineures des immobilisations, sont également incluses. Toutes les dépenses d’immobilisations sont immédiatement imputées aux charges et ont une incidence sur la dette nette et le solde budgétaire.
Notes de bas de page
[1] La motion gouvernementale n° 14, « Que cette chambre approuve dans son ensemble la politique budgétaire du gouvernement », a été présentée le 26 mars 2026.
[2] Consulter le rapport du BRF intitulé Perspectives économiques et budgétaires, hiver 2026.
[3] Consulter le rapport du BRF intitulé Perspectives économiques et budgétaires, hiver 2026.
[4] Budget de l’Ontario de 2025, Tableau 2.7. Le budget de l’Ontario de 2026 n’incluait pas d’estimations de l’incidence des changements des principaux facteurs externes influençant la croissance économique de la province.
[5] Loi de 2019 sur la viabilité, la transparence et la responsabilité financières.
[6] Consulter le rapport du BRF intitulé Perspectives économiques et budgétaires, hiver 2026.
[7] Conseil sur la comptabilité dans le secteur public, Cadre conceptuel de l’information financière dans le secteur public et Section PS 1202 Présentation des états financiers (Cadre conceptuel et modèle de présentation).
[8] Voir la section 6 pour de plus amples renseignements.
[9] Le projet de loi 97, Loi de 2026 sur le plan pour protéger l’Ontario (mesures budgétaires), rajusterait les éléments obligatoires de la stratégie de réduction du fardeau de la dette afin d’inclure « une mise à jour sur les progrès réalisés à l’égard de la stratégie de réduction du fardeau de la dette figurant dans le budget précédent. »
[10] La dette nette en pourcentage du PIB est une mesure du fardeau de la dette par rapport à la taille de l’économie et fournit des renseignements sur la capacité d’un gouvernement à percevoir des fonds pour gérer ses obligations en matière de dette.
[11] Le ratio dette nette-revenus mesure le fardeau de la dette et indique le nombre d’années qu’il faudrait pour éliminer la dette nette d’un gouvernement si tous les revenus de fonctionnement (revenus totaux moins les revenus d’intérêts et de placement) étaient utilisés pour la rembourser. Par exemple, un ratio dette nette-revenus de 200 % signifie qu’il faudrait deux ans pour rembourser la dette nette d’un gouvernement si tous les revenus de fonctionnement étaient consacrés au remboursement de la dette.
[12] Le ratio intérêt net-revenus est un indicateur de la souplesse budgétaire : un ratio plus élevé indique qu’un gouvernement dispose d’une part plus faible de ses revenus de fonctionnement (revenus totaux moins revenus d’intérêt et de placement) pour financer ses programmes.
[13] La baisse des autres revenus non fiscaux résulte principalement de la perte d’un gain ponctuel de 3,4 milliards de dollars provenant d’un règlement avec une société de tabac en 2024-2025, ainsi que la baisse des revenus provenant du secteur parapublic, des recouvrements sur les dépenses des années précédentes ainsi que des intérêts et des revenus de placement.
[14] Historiquement (de 2020-2021 à 2024-2025), les revenus de l’impôt sur le revenu des particuliers ont augmenté 1,1 fois plus rapidement que les revenus du travail, après rajustement pour les mesures fiscales et les ajustements pour les exercices précédents. Cependant, pour la période allant de 2024-2025 à 2028-2029, le budget de 2026 prévoit une croissance des revenus de l’impôt sur le revenu des particuliers plus de deux fois plus rapide (2,2 fois) que la croissance prévue des revenus du travail.
[15] Les dépenses du régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario sont incluses dans les chiffres du secteur de l’éducation.
[16] Pour en savoir plus sur le plan d’infrastructure du budget de l’Ontario de 2025, consulter le document du BRF intitulé Plan d’immobilisations 2025 : Examen du plan de dépenses.
[17] L’investissement dans les biens d’immobilisations inclut également les « intérêts capitalisés », qui font référence à des charges d’intérêt sur la dette liées à toute dette utilisée pour financer l’investissement dans le bien.